au nouvelles: DES INITIA­TIVES ACADÉ­MIQUES VOIENT LE JOUR

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Publié le mardi, 5 septembre 2017

DES INITIA­TIVES ACADÉ­MIQUES VOIENT LE JOUR

Actua­li­tés

Par Stépha­nie Bacher – Jour­na­liste

À la lumière des évène­ments qui se sont produits l’an passé et qui ont relancé la discus­sion autour de la prégnance de la violence sexuelle dans les campus univer­si­taires, plusieurs initia­tives acadé­miques et mili­tantes ont vu le jour. La Rotonde fait un tour d’ho­ri­zon de quelques initia­tives fémi­nistes qui existent sur le campus.

Fémi­nisme et violence sexuelle sur nos campus: il faut en parler

L’enquête de La Rotonde sur le VET’S Tour durant l’au­tomne dernier avait créé une onde de choc et une prise de conscience de la gravité du problème de la culture du viol et de la violence sexuelle ainsi que du tabou qui entoure cette ques­tion. Un enjeu qui n’est toute­fois pas nouveau ou unique à notre campus. Justine De Jaegher, coor­di­na­trice des campagnes à la Fédé­ra­tion cana­dienne des étudiantes et étudiants (FCÉÉ), affirme qu’il s’agit d’un enjeu dans plusieurs campus à travers le pays et sur lequel la Fédé­ra­tion travaille depuis sa créa­tion.

Au cours des dernières années, plusieurs initia­tives ont été mises en place par des étudiants et profes­seurs pour discu­ter ouver­te­ment de ces enjeux. L’Ins­ti­tut d’études fémi­nistes et de genre a notam­ment lancé les Cafés fémi­nistes où des spécia­listes sont invi­tés à discu­ter d’un sujet sur le fémi­nisme.

Durant l’été 2015, le Collec­tif de recherche fémi­niste anti-violence (FEmAnVi) a aussi été créé pour stimu­ler les recherches et soute­nir les actions mili­tantes sur les luttes fémi­nistes contre les violences faites aux femmes, une initia­tive qui rassemble des cher­cheurs, étudiant.e.s, inter­ve­nants sociaux et mili­tants.

Un nouveau projet: les séances de remue-méninges fémi­nistes

La série des séances de remue-méninges fémi­nistes est la deuxième grande initia­tive de l’Ins­ti­tut d’études fémi­nistes et de genre, cette fois-ci orga­ni­sée conjoin­te­ment avec l’Uni­ver­sité Carle­ton. Elle vise à créer un nouvel espace de partage d’idées autour d’un concept ou d’un projet acadé­mique sur le fémi­nisme et à stimu­ler les échanges et le débat.

Calla Barnett, étudiante au docto­rat en science poli­tique et prési­dente du Centre cana­dien pour la diver­sité des genres et de la sexua­lité, salue cette initia­tive « qui pour­rait donner l’oc­ca­sion aux étudiantes et étudiants d’élar­gir leurs idées ». Elle souligne néan­moins qu’il est néces­saire de « s’as­su­rer que les approches mino­ri­taires soient mises en évidence et […] même privi­lé­giées pour assu­rer la parité avec les approches plus tradi­tion­nelles ».